Je trouve un peu courte l’équation LinkedIn = affaires / Facebook = vie personnelle.
Facebook rassemble des milliers de décideurs, professionnels et entrepreneurs québécois qui ne sont pas dans LinkedIn pour une raison ou une autre. Il y en a qui sont inscrits dans les deux réseaux et s’y activent à proportions plus ou moins égales, et d’autres qui sont dans l’un ou dans l’autre, avec des objectifs qui oscillent entre le tout personnel et le tout professionnel.
Je crois qu’il faut cesser de dire que LinkedIn est LA solution à la communication entreprise-à-entreprise, ou business-to-business (B2B) si vous préférez. Je suis d’accord avec les gens qui affirment que c’est un outil formidable de plus en plus ce LinkedIn. Mais toutefois, dans la majorité des cas, je crois que les gens se servent de LinkedIn comme d’un site passeport, c’est-à-dire qu’ils ont créé leur compte et populé les champs disponibles, sans vraiment plus. Remarquez, ça les regarde.
Oui, d’autres vont un peu plus loin et s’abonnent à des groupes qu’ils suivent sur le site ou par courriel, et auxquels parfois ils participent. Mais ça ne fait pas de cet usage une stratégie de présence dans LinkedIn.
D’autres encore font rouler leur carnet de relations afin de générer des recommandations en lien avec des postes occupés chez tel ou tel employeur. Sans doute le point le plus fort de LinkedIn. Mais pour quel objectif d’affaires?
Dans certains autres cas, le dirigeant relie son profil à des sites avant-postes comme Twitter, Slideshare, Scribd, etc., voire Facebook. Ce qui peut faire sens dans certains cas, et moins dans d’autres.
Ça ce sont des choses que l’on peut faire avec LinkedIn.
Utiliser Facebook pour les affaires
Remarquez, on peut tout faire ça aussi avec Facebook. À la nuance importante suivante : je crois que plusieurs dirigeants ne savent pas trop comment “dealer” avec la part de bruit dans Facebook, c’est-à-dire de tout ce que fait et dit “la belle-soeur qui passe ses journées là-dessus”. C’est vrai qu’il y a du bruit dans Facebook. Remarquez, il y en a partout du bruit. Que ce soit dans les allées de supermarchés d’alimentation, dans nos boîtes aux lettres à la maison, ou… dans LinkedIn! :- )
N’empêche qu’en implantant les meilleures pratiques de Pages Facebook, l’entreprise peut activer les systèmes de recommandation en place, et faire de sa page Facebook un important générateur de leads pré-qualifiés et qualifiés. Ça c’est concret.
Avec la nouvelle version des groupes Facebook, l’entreprise peut même faire de son groupe Facebook son vaisseau amiral B2B ou un avant-poste important. Que ce soit pour dialoguer avec son réseau de ventes, ses fournisseurs ou sous prospects, que ce soit pour animer des communautés de pratiques, etc.
À l’heure actuelle, malgré tous ses défauts, Facebook demeure plus simple à utiliser que LinkedIn.
Oh, comprenez-moi bien : je ne dis pas que Facebook est supérieur à LinkedIn. À l’évidence, les entreprises ont intérêt à prendre le virage des réseaux sociaux tôt ou tard. Et à l’évidence, les entreprises ont intérêt à comprendre et utiliser autant Facebook que LinkedIn avec des stratégies distinctes et des tactiques adaptées. Et d’autres espaces web tout aussi vitaux à leur développement.
Ça aussi c’est très concret.